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Piratage de Binance : 6,3 milliards de dollars, ce que l’on sait et ce qui protège les clients

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Mike
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Sommaire

Actualité du 2 novembre 2026

Article rédigé à partir des sources citées, telles qu’elles étaient à cette date ; la situation peut avoir évolué depuis. Ce n’est pas un conseil d’investissement.

La plateforme d’échange de cryptoactifs Binance a été piratée le 29 octobre 2026. Selon l’entreprise, environ 6,3 milliards de dollars ont été retirés sans autorisation de ses portefeuilles « chauds », connectés à Internet. Voici les faits publiés, le statut de Binance au regard de MiCA et ce qui protège, ou non, un client.

Ce qui s’est passé

  • L’attaque : selon la mise à jour n° 2 de Binance (X, 30 octobre 2026, 19 h 58 UTC), ses portefeuilles chauds ont été compromis vers 20 h 05 UTC le 29 octobre, soit 21 h 05 à Paris et à Bruxelles.
  • Le montant : environ 6,3 milliards de dollars selon Binance (même mise à jour), 6,36 milliards selon TRM Labs et 6,4 milliards selon le patron de Chainalysis (CNBC, mis à jour le 30 octobre à 12 h 31, heure de New York). Les premières estimations étaient bien plus basses : d’après France 24 (avec l’AFP, mis à jour le 30 octobre à 14 h 54), l’ancien patron de Binance, Changpeng Zhao, parlait d’un peu plus d’un milliard.
  • Les fonds gelés : environ 3 milliards de dollars, selon Binance (30 octobre, 19 h 58 UTC). Tether en a gelé plus de 1,5 milliard selon CNBC (mis à jour le 30 octobre à 17 h 21, heure de New York), 1,6 milliard selon Euronews (mis à jour le 30 octobre à 8 h 20, heure de Bruxelles) ; Circle, plus de 800 millions en USDC.
  • L’origine : Binance a d’abord évoqué l’ordinateur portable compromis d’un ingénieur, puis d’autres points d’intrusion. TRM Labs et Chainalysis désignent TraderTraitor, un groupe lié à la Corée du Nord (CNBC) ; Binance n’a désigné aucun auteur (Euronews).
  • Les comptes touchés : aucune source consultée n’en donne le nombre.

Ce que Binance annonce

  • Le remboursement : Binance s’engage à « couvrir toutes les pertes » (France 24). Selon sa mise à jour n° 2, elle utilisera son fonds de réserve SAFU et sa trésorerie, a déjà mis de côté plus de 6,34 milliards de dollars, dont 5 milliards dans les actifs volés eux-mêmes (environ 80 % du montant), et rachète le reste.
  • Les retraits : suspendus. Les dépôts et les autres services fonctionnent, selon Binance (X, 30 octobre, 4 h 36 UTC). Les sources divergent sur la nuit : Euronews et France 24 indiquent que les dépôts avaient d’abord été suspendus aussi, vers 0 h 30 GMT selon Euronews.
  • La reprise : Binance annonçait 48 heures à 4 h 36 UTC, puis environ 34 heures à 19 h 58 UTC, par étapes et sous réserve des contrôles ; France 24 citait 45 heures. Le 31 octobre en début d’après-midi, le compte X de Binance n’annonçait pas encore de reprise. Un relevé de ses réserves est attendu le 2 novembre 2026.

Binance et MiCA en France et en Belgique

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Depuis le 1er juillet 2026, un prestataire de services sur cryptoactifs doit être agréé MiCA pour servir des clients dans l’Union européenne (ESMA, 23 juin 2026 ; FSMA, 25 juin 2026). L’AMF rappelle que MiCA « prévoit une autorisation obligatoire pour offrir des services sur les crypto-actifs » (6 juillet 2026).

  • Le registre de l’ESMA : Binance n’y figure pas (fichier des prestataires agréés consulté le 31 octobre 2026, ligne la plus récente mise à jour le 28 octobre 2026).
  • La demande d’agrément : le 24 juin 2026, Binance a retiré sa demande déposée en Grèce et annoncé viser un autre État membre, sans le nommer (blog de Binance ; Bloomberg, 15 h 56 UTC). Nous n’avons trouvé aucune annonce de cet État au 31 octobre.
  • En Belgique : la FSMA avait ordonné à Binance, le 23 juin 2023, de cesser immédiatement ses services d’échange et de conservation, fournis depuis des pays hors de l’Espace économique européen.

Ce qui protège un client, et ce qui ne le protège pas

  • Pas de garantie des dépôts : le FGDR indique que le bitcoin et les autres cryptomonnaies ne sont pas couverts, et MiCA (article 6) impose de préciser qu’un cryptoactif n’est couvert ni par la garantie des dépôts ni par l’indemnisation des investisseurs.
  • Chez un prestataire agréé : MiCA (article 75) sépare juridiquement les cryptoactifs des clients du patrimoine du prestataire, hors d’atteinte de ses créanciers en cas de faillite. Le prestataire répond des pertes dues à un incident qui lui est imputable, dans la limite de leur valeur de marché.
  • Chez un prestataire non agréé : selon l’ESMA, les clients ne bénéficient pas des garanties de MiCA, y compris pour la protection de leurs actifs. La promesse de Binance reste donc un engagement de l’entreprise.

Les cryptoactifs mis en staking sur une plateforme restent eux aussi sous sa garde. La finance décentralisée fonctionne sans plateforme gardienne, avec d’autres risques : voir notre comparatif Aave, Compound et MakerDAO.

Que faire concrètement

  • Vérifier sa plateforme : l’ESMA invite à contrôler dans son registre si son prestataire est agréé et, sinon, à agir rapidement, par exemple par un transfert vers un prestataire agréé ou un portefeuille personnel.
  • Se méfier des faux « remboursements » : Binance demande de s’informer uniquement par ses canaux officiels. Par prudence, tout message promettant un remboursement ou demandant de « vérifier » un compte est à traiter comme suspect.
  • Les réflexes anti-hameçonnage : Cybermalveillance.gouv.fr conseille de ne jamais transmettre de mot de passe par message ni cliquer sur un lien suspect. En France, signalez les courriels sur Signal Spam et les SMS au 33700 ; en Belgique, le SPF Finances renvoie vers suspect@safeonweb.be.

Pour repérer les fausses offres de placement, voir notre guide des applications et robots de trading à vérifier.

Sources

Article d’actualité rédigé à partir des sources citées, consultées le 31 octobre 2026 ; la situation peut avoir évolué depuis. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement : les cryptoactifs sont risqués, vous pouvez perdre tout le capital investi. Voir nos avertissements. Article publié par Mike.

Sources et liens cités

Liens externes cités dans l’article, dans leur ordre d’apparition.

  1. Binance sur X, « Security Incident | Recovery Update #2 » (30 octobre 2026, 19 h 58 UTC) x.com
  2. Binance sur X, « Service Update » (30 octobre 2026, 4 h 36 UTC) x.com
  3. France 24 avec l’AFP, Binance victime d’une cyberattaque (mis à jour le 30 octobre 2026 à 14 h 54) france24.com
  4. CNBC, fonds gelés par Circle et Tether (mis à jour le 30 octobre 2026 à 17 h 21, heure de New York) cnbc.com
  5. CNBC, ce que l’on sait du piratage (mis à jour le 30 octobre 2026 à 12 h 31, heure de New York) cnbc.com
  6. Euronews, Binance confirme un piratage majeur (mis à jour le 30 octobre 2026 à 8 h 20, heure de Bruxelles) euronews.com
  7. Binance, « Important Update for Our European Users » (24 juin 2026) binance.com
  8. Bloomberg, Binance retire sa demande en Grèce (24 juin 2026, 15 h 56 UTC) news.bloomberglaw.com
  9. ESMA, page MiCA et registre intermédiaire (fichier des prestataires agréés consulté le 31 octobre 2026) esma.europa.eu
  10. ESMA, déclaration sur la fin de la période transitoire MiCA (23 juin 2026) esma.europa.eu
  11. AMF, fin de la période de transition entre la loi Pacte et MiCA (6 juillet 2026) amf-france.org
  12. FSMA, prestataires de services sur crypto-actifs : fin de la période transitoire (25 juin 2026) fsma.be
  13. FSMA, injonction à Binance de cesser ses services en Belgique (23 juin 2023) fsma.be
  14. Règlement (UE) 2023/1114 (MiCA), articles 6 et 75 eur-lex.europa.eu
  15. FGDR, questions fréquentes sur la garantie des dépôts garantiedesdepots.fr
  16. Cybermalveillance.gouv.fr, fiche réflexe hameçonnage (mise à jour le 26 octobre 2026) cybermalveillance.gouv.fr
  17. SPF Finances, tentatives de fraude, hameçonnage et arnaques fin.belgium.be

Mike

Mike — entrepreneur basé en Belgique, fondateur d’EasyProfitLab en juin 2025. Il partage les outils et méthodes qu’il utilise pour développer des activités en ligne. Il n’est pas conseiller financier : les contenus sont informatifs, pas des recommandations personnalisées.

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